On considère que la migraine est l’affection neurologique la plus fréquente : elle affecterait près de 15 % de la population adulte et 5 à 10 % des enfants, qui souffrent d’un non diagnostic très élevé d’environ 80%. Quel que soit l’âge, une migraine sévère peut représenter un important handicap social, professionnel ou scolaire, en raison du risque d’absentéisme.
La migraine est 3 fois plus fréquente chez la femme que chez l’homme, mais il ne semble pas exister de différence entre les sexes avant la puberté.
Au contraire de la simple céphalée, la migraine est une véritable maladie chronique, survenant chez un sujet par ailleurs normal, présentant un net caractère héréditaire et caractérisée par une répétition des crises.
Débutant dans 90 % des cas avant 40 ans, elle tirerait son origine d’une excitabilité anormale des neurones. La douleur est provoquée par une dilatation de certains vaisseaux du cerveau. Chez l’adulte, la migraine est souvent la maladie d’une vie, tout en s’atténuant souvent avec l’âge. Mais chez l’enfant, la migraine disparaît dans un cas sur deux à l’âge adulte.
A SAVOIR :
On distingue deux types de migraines, selon que celle-ci s’accompagne (un tiers des cas) ou non d’une aura (deux tiers des cas).
La crise de migraine sans aura est souvent précédée de signes annonciateurs, comme des troubles de l'humeur, une asthénie, une somnolence ou encore une sensation de faim. La céphalée débute progressivement, atteint son maximum et, sans traitement, se prolonge quelques heures à quelques jours. La douleur est typiquement « pulsatile », siège d’un seul côté (d’où l’appellation de migraine), a une intensité variable mais souvent sévère, obligeant à arrêter toute activité. La douleur est aggravée par les efforts, la lumière et le bruit. Nausées et vomissements sont fréquents.
Dans la crise de migraine avec aura, la douleur est précédée ou accompagnée de symptômes neurologiques transitoires : tâche aveugle se déplaçant dans le champ de vision, sensations de points lumineux, vision flou, sensation anormale remontant le long d’un membre, troubles du langage… Chez les enfants, il existe des « équivalents migraineux » qui peuvent compliquer le diagnostic : vertige, douleurs abdominales, vomissements.
CE QU'IL FAUT FAIRE :
- Consultez un médecin en cas de crises répétitives ressemblant à une migraine.
- Identifiez les principaux facteurs déclenchants, afin d’essayez de les supprimer : lumière intense, odeurs fortes, sports d’endurance, stress, hypoglycémie (jeûne, repas décalé), manque ou excès de sommeil …
- Avoir à portée de mains le médicament pour traiter la crise.
- Si vous conduisez une automobile et que vous « sentez arriver » une crise, arrêtez-vous aussitôt que possible et prenez votre médicament
- D’une manière générale, les anti-migraineux doivent être administrés le plus tôt possible après le début de la crise.
- En cas de non soulagement 2 heures après une première prise, un médicament de seconde ligne doit être envisagé
- Ne pas abusez des antalgiques et des anti-migraineux car cela peut créer un véritable cercle vicieux, aboutissant à l’induction de céphalées chroniques auto-entrenues.